Et vous, vous lisez quoi en ce moment ?

Partages sur la littérature, la poésie, ...
Luame
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Comme les mots sont utiles et agréables. Merci ;)

J'allais te revenir humblement sur Épaves en abordant notamment Locus Solus qui y tient bonne place ...
En parallèle, je me lance innocent dans ton second lien audio ....

Surprise :laughing2:

Sans expérience, ni références, j'ai pataugé laborieusement dans Épaves qui est un recueil de textes et versions. Il comprend notamment Impressions d'Afrique et Locus Solus ( 4 versions )
La préface sur la manière dont ses textes sont rédigés n'a pris sens qu'avec les textes et les textes ne s'éclaircissaient qu'avec cette préface. Des aller-retours incessants donc.

Si le brouillard reste épais, je perçois mieux quelques lumières et La vue m'a procuré des sensations intenses.

J'y reviendrai dans les deux cas après en avoir digéré ces premières lectures. Je pense que plusieurs tentatives seront nécessaires pour en approcher les mystères.

Partie remise pour Le chemin des Estives, on trouvera d'autres voyages :-)

Bonne journée !
Switchy
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audrey83 a écrit : 22 avr. 2024, 10:04
Les mots pénètrent notre conscience pour nous faire consentir ce que d'autres mots ne seraient pas parvenus à nous faire accepter.
Grosse prise de conscience...


Ça m'a aussi fait comprendre pourquoi je crois qu'on pense différemment à plusieurs.
Les idées dépendent des mots qu'on utilise et représentent une matière de pensées.
Donc si quelqu'un met des mots différents de ce qu'on auraient nous même employés sur un sujet, ça va entraîner d'autres pensées qu'on auraient pas eu....
Mettre des mots sur une situation qui semble évidente fait venir d'autres mots et donc d'autres idées...
A multiplier par autant de personnes présentes....
Le champs des possibles s'en trouve relativement élargi....
Luame
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Je te reviens tranquillement ici.

Cette question de mots me travaille mais je voudrais éviter la répétition de notre échange sur l'orthographe.
Après quelques tentatives de réponse, je me rends compte que c'est encore confus ...

J'y mets un peu d'ordre et je tiens au courant si j'arrive à quelque chose ayant un peu de sens :-)
Switchy
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Luame a écrit : 08 mai 2024, 20:58 Je te reviens tranquillement ici.

Cette question de mots me travaille mais je voudrais éviter la répétition de notre échange sur l'orthographe.
Après quelques tentatives de réponse, je me rends compte que c'est encore confus ...

J'y mets un peu d'ordre et je tiens au courant si j'arrive à quelque chose ayant un peu de sens :-)
Bon en même temps moi je me comprends (ce qui est déjà pas mal en soi...) mais je ne suis pas sûre d'être claire pour tout le monde :laughing2:
Luame
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Non, ca se tient :tongue: c'est moi qui part dans tous les sens :roll:

Je suis donc aller chercher des indices dans le titre du topic.
https://www.jepense.org/mots-concepts-i ... ilosophie/

Et accessoirement


Mais là, je frôle le hors-sujet :ugeek:
Switchy
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Luame a écrit : 09 mai 2024, 18:51 Non, ca se tient :tongue: c'est moi qui part dans tous les sens :roll:

Je suis donc aller chercher des indices dans le titre du topic.
https://www.jepense.org/mots-concepts-i ... ilosophie/
Merci :)
Luame a écrit : 09 mai 2024, 18:51 Et accessoirement


Mais là, je frôle le hors-sujet :ugeek:
Je l'avais oublié celle-ci.
On passe des mots pour penser à des mots pour jouer ;)
Switchy
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Switchy a écrit : 26 avr. 2024, 16:31
Pour revenir à Delavier,
J’ai bien compris les principes archaïques qui conditionnent l’attirance homme/femme.
Est-ce qu’elles pourraient être remises en cause aujourd’hui ?
Comment expliquer, par exemple, l’attirance homosexuelle… o_O
Une partie de la réponse

Luame
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J'ai dû me faire un peu violence pour celle-là :tongue: d'autant que l'odyssée du réel me faisait du coin de l'œil.

Pentu mais intéressant, merci :)
Dernière modification par Luame le 11 mai 2024, 14:03, modifié 2 fois.
Switchy
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Luame a écrit : 11 mai 2024, 10:28 J'ai dû me faire un peu violence pour celle-là :tongue: d'autant que l'odyssée du réel me faisait du coin de l'œil.

Pentu mais intéressant, merci :)
Ce n'est pas à prendre au pied de la lettre non plus :happy7:
J'étais curieuse de connaître son point de vue sur la question...
C'est juste un début de réponse mais ça n'explique pas tout non plus...
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audrey83
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Une heure et demi pour lire le petit "ciel ouvert" de Nicolas Mathieu et pour conjuguer le temps de la bonne manière, l'arrêter et le redéployer. Lire ce livre c'est comme discuter avec un vieil ami et un bon aussi tant il tape juste. On pardonne quelques redondances car il foisonne de fulgurances. Jamais cynique, toujours bienveillant, il transfigure nos quotidiens banals de prolos :). Une reformulation de "putain ma vie".

Quelques extraits:

"""Ce livre. je l'ai donc conçu, avec certaines complicités comme une machine infernale rassemblant les pièces éparses de ces émerveillements, de ces détresses, de tout le flux d'expériences et de sentiments qui m'ont traversé et ne m'appartiennent plus. S'y adjoignent les ébahissements du voyage, le coeur fendu d'être père, fils, d'être en proie aux choses. Et mettant au point ce projectile, j'ai rêvé comme à chaque fois de la lectrice ou du lecteur qui dirait : Oui, c'est bien moi, c'est bien ma peine et ma joie, mon histoire et notre affaire à tous ; voilà comme on nous accable et comme je veux exister à toute force. Ce cri qui ouvre le ciel, ce temps qu'on ne me prendra pas, ce sont les miens. Oui, partant de ce seul amour, je veux croire qu'il est possible de constituer les alliances et de forger les armes d'une bataille qui n'aurait pas de fin. Mon cœur n'est pas à moi. Ce grand désir d'être qui partout se heurte aux mêmes disciplines, aux mêmes entreprises d'asservissement, ce pouls de bête en nous qui n'a sa place dans aucun tableau et ne consent à aucun calcul, ce grand foyer d'où sourd notre puissance, voilà le bien commun par excellence. Ce livre voudrait lancer un pont entre ce battement si personnel, le soupir d'un seul et le soulèvement de nos mains. Il voudrait être ce guetteur, instruit par le souvenir et par la peau, qui toujours clame un même mot d'ordre : Ne cède rien de ta joie."""

"""Où étaient passés les étés continentaux de son enfance, qu'il avait parcourus avec ses copains, toujours à vélo, du silence jusqu'au soir, en espérant sans cesse un premier baiser? Où était l'été de ses quinze ans et sa morsure spéciale, une main dans une main, l'odeur de weed et de barbecue, la crainte de rentrer trop tard? Et l'été grec avec elle pieds nus, le tintement des glaçons dans le noir, l'interminable bonheur des siestes dans la chambre du fond, et son ventre de moisson? Où était passé ce temps désirable, et cette possibilité d'être là"

"Une goutte perlera à ton flanc, sur une bouteille de bière, un peu de buée et l'odeur merveilleuse de l'origan, d'une pizzeria toute proche qui déjà fomentera le soir. Il y aura des insomnies fenêtres grandes ouvertes, des draps froissés, des livres qu'on oubliera pas, des siestes qui laissent la bouche amère, l'alcool glacé et les douches tièdes, des pieds nus sur le carrelage, et l'immobilité parfaite de ce temps qui, entre juillet et août, se fige pour toujours, devient notre mémoire, l'image adoucie d'un peu d'adolescence à refaire. Il y aura l'été, c'est la seule promesse, une saison enfin pour leur échapper."

"""Bordel, ma vie n'aura-t-elle été que cela? La certitude de l'amour fut pour nous le signe avant-coureur d'une insurrection intime. Dans cette poitrine qui déborde, nous aurons trouvé la preuve que l'existence qui nous est faite ne suffit pas, qu'il n'y a plus lieu d'être sage, que nous voulons tout, et tout de suite. Nous avons rêvé d'ouvrir grand le ciel par-dessus le toit."""

"""Écoute, tu n'as pas l'éternité pour toi, il te faut vivre et aimer tout de suite, ne te laisse pas dépouiller de ta maigre durée, ne devient pas cette pure machine occupée à la richesse des autres. Câbre-toi. Il n'y a pas d'après. Aucun calcul ne justifie que tu cède encore sur l'essentiel. Oppose ton désir à la cadence. Désespère la volonté qui courbe ton dos. Sois sûr qu'un lit t'attend tout au bout et que tu y seras seul pour faire le décompte de ta joie. Ne laisse pas l'ogre des ordres d'ensemble et des grandeurs générales te convaincre de céder une autre seconde que tu aurais pu consacrer au libre exercice de ta force. Ne te rends pas. Tu as trop donné de ta vie déjà."""

""""Ne céde pas ton temps en vain. Ne vends pas ta force à vil prix. Ne crois pas les " c'est comme ça " , les " que veux-tu qu'on y fasse ? " . Ne donne pas ton sommeil à ceux qui le muent en or. Réserve-toi le plus possible pour la joie. Ecoute-moi. Tu n'as qu'une vie : défends-là."""

"""Cette vie n'était pas la tienne. Elle t'aura juste emprunté, comme un pont, une paire de chaussures. Elle te sera passée au travers en ne laissant qu'un chapelet de souvenirs vagues."""

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Luame
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Après un passage par Le restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai, réflexion positive sur les souvenirs et les nouveaux départs, revoilà Alain Damasio avec Aucun souvenir assez solide, recueil de nouvelles de 2014.

Je suis tombé dessus par hasard dans notre bibliothèque, juste après en avoir parler avec vous :)

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Une cité de phares noyée par des marées d'asphalte où la lumière est un langage. Une ville saturée de capteurs qui dématérialise les enfants qui la traversent. Un monde où la totalité du lexique a été privatisée. Un amant qui marche sur sa mémoire comme dans une rue...
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audrey83
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Luame a écrit : 28 mai 2024, 10:14 Après un passage par Le restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai, réflexion positive sur les souvenirs et les nouveaux départs, revoilà Alain Damasio avec Aucun souvenir assez solide, recueil de nouvelles de 2014.

Je suis tombé dessus par hasard dans notre bibliothèque, juste après en avoir parler avec vous :)

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Une cité de phares noyée par des marées d'asphalte où la lumière est un langage. Une ville saturée de capteurs qui dématérialise les enfants qui la traversent. Un monde où la totalité du lexique a été privatisée. Un amant qui marche sur sa mémoire comme dans une rue...
Il écrit trop bien notre Alain :).

J'ai fini hier matin la vallée du silicium, c'est très très bien écrit, la démonstration est brillante, CQFD, et toujours avec quelques traits d'humours bienvenus, il faudrait citer tout le livre, tant les propos sont d'une pertinence magistrale et la nouvelle (dénommée "lavée du silicium) qui clôt le livre à la fois cruelle et touchante, achève la démonstration. Je recommande grandement de ce livre, une oeuvre d'utilité publique, pour notre salut civique.

Comme c'est le rush de la semaine je fais court dans les extraits et vous partage celui qui à mon sens est le plus marrant :):

"Un an après notre rencontre, Arnaud actualise ses nouveaux gadgets: le bracelet Whoop, version upgradée de sa bague, qui intègre désormais ses efforts récents, son taux de récupération, lui dit quand se coucher et à quelle heure il faudrait se lever pour être au mieux, affine l'impact de ses choix de vie (la fête, avoir bu, pas assez dormir...) sur son niveau de santé et nourrit un journal comportemental qui relève du self-care et encore et toujours de l'optimisation. Arnaud pense adopter les toilettes connectées avec son petit labo d'analyse d'urine qui l'alerterait sur son hydradatation, ses métabolites ou le risque de calculs rénaux _ même pisser ne doit plus être un acte gratuit, même pisser doit informer, doit conformer. (...) Avec ces batteries de senseurs, de capteurs et de mesure en temps réel, les assurances maladie jubilent. L'appropriation publique à grande échelle des données intimes de santé est sans doute, disons avec le revenge porn, la chose la plus obscène qu'on ait pû imaginer dans le viol de la vie privée. Il n'y a rien au-dessus. Et il n'y a rien de plus dangereux non plus dans la manipulation future des citoyennes (alain adopte le pluriel neutre un chapitre sur deux). Pisser connectée, comment dire? C'est donner ton caca au big data pour préparer la big cata. La tienne et la nôtre. La biopolitique pour les nulles. Covid soit qui mal y pense."

Allez un autre, un peu plus poétique:

"Les silicon leaders sont des mythocrates. Il s'agit de s'assurer la convergence synchrone des attentions et de polariser le champ magnétique des pulsions, en suspension dans le réseau, autour de désirs universels: ne plus vieillir, ne plus mourir, conquérir l'espace etc. Et d'emporter ainsi la croyance et l'adhésion par contagion affective à grande échelle. La politique populiste y a vite trouvé son vecteur idéal, d'où sa manipulation boulimique des réseaux. Nous autres , écrivains et scénariste de SF, que nos supports soient le roman, la bande dessinée, le jeu vidéo, le long-métrage ou la série, nous travaillons aussi le futur, mais en artisans. Et plus finement encore: en mythopoètes. Telle est ma conviction personnelle en tout cas: si nous avons une responsabilité politique, elle est de battre le capitalisme sur le terrain du désir. Comment? En déployant une écriture qui, par ses thèmes, sa narration et ses personnages, donne envie non seulement de se bouger et d'amener un monde vivant à l'existence, mais fasse aussi bruisser le désir des liens dans le tissage. Qui nous fasse éprouver le goût que prend le cosmos sur nos lèvres quand les étoiles pleuvent, qui nous fasse sentir ce que ça fait d'être cousu à même un collectif, fil à fil, à même la liberté des autres qui devient sienne. (...) Si j'ose le jeu de lettres, le connectif a coupé net la double aile du collectif pour lui greffer à la place sa double haine - de soi et des autres. Mytho alors? Oui, si l'on avise que la mythopoïèse est l'art prècieux de faire pousser des mythes dans les interstices du béton effondriste. L'art de mettre en scène et en récit des êtres, des entités, des créatures ou des forces qui nous aident à penser le présent et son opacité grandissante/ quand "la maison de l'être disparaît sous les échafaudages" comme le dit joliment Sloterdijk, que la technologie s'auto-réplique jusqu'à devenir inassimilable, que le big data dessine la big cata d'une information torrentielle, boueuse, et fausse qui emportera toute possibilité de penser juste, alors les myhtes (ici ceux de la science fiction) viennent redonner sens à ce que nous n'arrivons plus à appréhender. Ils offrent une saisie par identification, un langage allégorique immémorial et une compréhension des phénomènes par le récit qui va les concaténer. Le robot de Karel Capek a permis de penser le devenir-machine des ouvriers à la chaîne des 1920; Matrix notre immersion dans un réel simulé dont nous ne parvenons plus à nous arracher; blade runner notre trouble à circonscrire la spécificité de l'humain face à ses réplique sentientes.""
(...) deux pages plus tard; fin de citation

"Pour le dire en rime, nos imaginaires modernes affrontes des imachinaires. (...). Si la mythopoïèse est l'avenir du politique, comme je le crois, elle l'est parce-que seul le mythe a cette faculté de fusionner affects, percepts et concepts dans une seule boule d'énergie, dans un seul soleil de la taille d'un poing où toutes nos mains se fondent. Si le peuple ne prééxiste jamais, comme le disait Deleuze, c'est parce- qu'il est à créer _ par et sous ce soleil du mythe qui frappe le capital au plexus. C'est à ça que nous entendons contribuer."""

Evidemment j'ai du coup entamé un livre sf hier soir "espace lointain" de Jaroslac Melnik, la narration se passe à mégalopolis (coppola l'aurait-il lu? Je ne sais), en tout cas un petit frère du mythe de la caverne de Platon, résumé:

Image

Pour ce qui est des restaurants, j'ai réservé une table dans le roman de Bill Bufford: "chaud brûlant-", titré plus longuement comme suit: """les aventures d'un amateur gastronome en esclave de cuisine, chef de partie, fabricant de pâtes fraîches et apprenti chez un boucher toscan, amoureux de dante""".

Allez déjà l'heure de manger, mais en tant que lectrice d'e roman d'anticipation, j'avais anticipé, le repas est prêt :).







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Le prince tigre
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"Tigresse" dit Wen, "voici mon autre mère. Vous êtes mes deux mamans, celle de la forêt et celle du palais. Maintenant je dois retourner au palais pour apprendre ce que savent les princes. Mais je reviendrai souvent, car je ne veux pas oublier ce que savent les tigres."
La lutte elle-même suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux.
Luame
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Quoi de mieux que Le banquier anarchiste pour déambuler au Luxembourg.

Texte de Fernando Peossa de 1922, traduit par Françoise Laye.

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Au terme d'un repas, un banquier démontre à son convive que ses engagements en matière d'anarchisme n'ont rien à envier à ceux des poseurs de bombe. Il déploie ainsi les trésors d'une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s'installe dans de provocants paradoxes.
Si ce banquier anarchiste nous enchante par son esprit retors, ses raisonnements par l'absurde et une mauvaise foi réjouissante, la véritable dimension du livre est ailleurs : il s'agit d'un pamphlet incendiaire contre la société capitaliste, ses hypocrisies et ses mensonges. Pessoa y dénonce aussi le pouvoir de l'argent, qui mine de l'intérieur le bien le plus précieux de l'homme : la liberté.

"Un régime révolutionnaire, dès lors qu'il existe, et quel que soit le but qu'il vise ou l'idée qui l'inspire, n'est, matériellement, qu'une chose et une seule : un régime révolutionnaire. Or, un régime révolutionnaire est l'équivalent d'une dictature de guerre ou, en termes plus clairs, d'un régime militaire et despotique, puisqu'il est imposé par une fraction de la société à la société tout entière
[...]
Je ne suis pas très fort en histoire, mais ce que j'en sais confirme ce que je dis, et ne peut que le confirmer. Qu'est-ce qui est sorti des troubles politiques à Rome ? L'Empire romain et son despotisme militaire. Qu'est-ce qui est sorti de la Révolution française ? Napoléon et son despotisme militaire. Et vous verrez ce qui sortira de la Révolution russe... Quelque chose qui va retarder de plusieurs dizaines d'années la naissance de la société libre ... D'ailleurs, que peut-on attendre d'un peuple d'analphabètes et de mystiques ?
"Enfin, nous sortons du sujet... M'avez-vous suivi ?
- Parfaitement."
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audrey83
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On ira chercher le banquier anarchiste (titre engageant) à la bibliothèque municipale.

Pour l'heure je suis allée aujourd'hui à "la bibliothèque de Babel" chercher " l'écriture du Dieu", belle découverte que Jorge Luis Borges qui a indéniablement inspiré les scénaristes d'interstellar.





En lecture normale en train de lire "le voyeur d'estampes" d'Abel Quentin, le roman d'apprentissage d'un sexagénaire dans une époque wokiste, de l'autofiction jubilatoire, très très marrant et "les machines fantômes" d'Olivier Paquet; de la science-fiction sur la gouvernementalité algorythmique et les intelligences artificielles.
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