Chimères

A l'heure de la guerre, des champs d'horreur, faire de la terre un champs de fleurs.
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Charlotte
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XIII

C’est la tempête qui rode, ulcère de ton âme, elle emportera mes yeux, tes pupilles et nos flammes. Je ne crois pas en Dieu, mais je crois en ton vœu, et si l’empourprée danse encore sur tes fils, c’est qu’il n’est pas d’avenir sans que l’aurore culmine à ce cœur attaché aux branches d'Yggdrasil. Cisaille la couture qui trône sur tes lèvres, puisque l’or de la corde est le même que ma fièvre. Et si l’encre de nos sangs se mélange sur la grève, si le vent nous emporte aux fragrances de nos rêves, nous toucherons le ciel, les étoiles, le soleil. Et si les pluies palpitent dans mes veines et les tiennes, nous tiendrons, oui je le sais, toujours aux murmures des je t’aime.
Je ne suis ni de chair ni d’os quand tes ivresses frappent mes tempes, morte avant même la détente, fantôme ressuscité par l’abyssal du mot aimer, notre amour est un gouffre sans fin affamé de dix-mille années. Il était annoncé.

Vérité cachée dans les crépitements de nos âmes enflammées que plus aucune eau ne pourra étouffer.
Oui les lignes de ta paume dessinent mon destin autant que celles de ma main tracent le tien.
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Charlotte
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XIV

Les heures se sont parées d’une robe d’ombre
Elles dansent au loin en petit nombre
Dans les géantes aux bouches béantes
L’Emperesse se mue en mendiante
Rapiéçant en couture nos étoiles qui suppurent
Des sanglots oui toujours de nos conjonctures

J’ai l’âme qui frissonne aux échos qui se cramponnent
Comme des guerriers d’orage dans la nuit qui résonnent
Bourdons volants pollen des restes de ma haine
Elle est morte la reine juste au centre de l’arène
As-tu vu les badauds qui acclament le bourreau
La hache est aiguisée sur le dos d’un agneau

Convergences décadences aux envols de nos danses
As-tu compté les pas de cette longue transhumance
La valse est un tango qui pleure à chaque mot
C’est les sursauts qui meurent quand naissent les jumeaux
Assimilation des épitaphes dans les connexions
L’encre est un lac de sang au parfum de fusion

C’est une forge d’or qui fera notre port
Des bateaux de gemmes luisant à l’Aurore
Dis-moi que les voiles suffisent à nos toiles
Celles qu’on tisse de lunes pour que se dévoile
Au clair de la blonde tes oraisons solaires
Qui feront sur notre monde oui régner la lumière
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Charlotte
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XV

Sous l’Ouragan je crois que je m’envole
C’est pas mes ailes c’est le vent qui bat
Dans le creux de mon nid je suis aux abois
Y’a comme un infini qui fait le mariole

Un joueur de pipeau sous les lucioles
Un danseur qui bondit sur les rameaux
Toujours à trop se prendre pour un oiseau
L’acrobate s’est retrouvé sur le sol

Et oui c’est le valseur des herbes hautes
Qui d’un coup se faufile comme un chat
Que seul son miaulement annoncera
Pour que du sommet de nos cieux moi je saute

Équilibre clandestin qui sursaute
Au gré des rafales et des sanglots
Voici le seul sourire en guise d’assaut
Qui fera se dire encore à qui la faute

Le temps a versé ses pluies et ses cendres
La forêt a rongé jusqu’à nos moelles
Mais le poison qu’on a bu est notre étoile
Et nos sangs sont mêlés jusqu’à s’en épandre

Tu pourras bien rêvasser sous ton voile
L’Univers est un monstre de méandres
Et bien que tu ne puisses jamais comprendre
Écoute son murmure qui peint ta toile

Sous les couchers parviendront tes désirs
A l’insondable de notre avenir
Pulsations dans nos mains créant un empire
Pour nous y unir puis nous y voir vieillir
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