Construire la gratuité.

Venez construire un Monde meilleur.
Avatar de l’utilisateur
Rustine
Messages : 70
Inscription : 21 déc. 2019, 13:40

Meduse a écrit :
06 mai 2020, 22:05
Désolée de venir encore casser tes rêves, mais les conflits et le sang, la haine et la tristesse n'ont pas forcément toujours pour source l'argent ! Il y a le sexe aussi, l'égo, le pouvoir (et donc les frustrations de ceux qui n'en ont pas), les émotions, les incompréhensions, la bêtise, l'ignorance, le conditionnement culturel et morale ... Bref, PFH (Putain de facteur humain)
Je pensais aussi au PFH quand je rédigeai mon message oui.. ça résume bien @Meduse ;)

Les différences incluent aussi une volonté et un investissement différent pour chacun... et sans même parler lourdeur administrative ou pognon, il y a, et il y aura partout et toujours, des gens qui traîneront la patte, et d'autres qui devront redoubler d'énergie pour que le radeau commun avance... Et à ceux qui déploient plus, ça coûte plus...et je ne parle pas de fric cette fois ci...mais ça reste un coût et il n'est pas négligeable...
Avatar de l’utilisateur
E.L
Messages : 257
Inscription : 02 déc. 2019, 10:47

Meduse a écrit :
06 mai 2020, 22:05
E.L a écrit :
06 mai 2020, 16:01
Je ne veux pas de conflit, de combat, de sang, de colère, de haine, de tristesse...
Désolée de venir encore casser tes rêves, mais les conflits et le sang, la haine et la tristesse n'ont pas forcément toujours pour source l'argent ! Il y a le sexe aussi, l'égo, le pouvoir (et donc les frustrations de ceux qui n'en ont pas), les émotions, les incompréhensions, la bêtise, l'ignorance, le conditionnement culturel et morale ... Bref, PFH (Putain de facteur humain)

Si je devais donner de la voix à la Terre :
"Mes enfants, je vous donne depuis la nuit des temps toute l'abondance dont vous avez besoin, mais malgré toute mes tentatives pour vous éduquer et vous harmoniser, vous continuez à me détruire et me pourrir la vie. Alors crevons, si tel est notre destin.
Solidairement vôtre, jusqu'à la fin ! "
Je pense que tu me lis mal... Ai je dis que tout les maux de la terre étaient du à l'argent ?
Ceci dit, je réitère c'est un facteur central de nos sociétés, sources de nombreuses douleurs et artificiel. Je réitère aussi que l'influence d'un système sur nos comportement est grand.
Et que de nombreuses solutions efficace et saine ne sont pas prises pour des raisons financières. Je dis pas que tout nos maux vont disparaître comme par magie, mais que ls frustrations seront fortement réduite, surtout chez les plus démunis. Une équité plus forte, c'est des frustrations en moins. Si tu penses que ta nature humaine est le sang, la guerre, l'ego, le pouvoir... Libre à toi... Moi je pense que c'est une incidence systémique. Qu'un lion repus et sécurisé sera toujours moins dangereux qu'un lion affamé et sur ses gardes... Qu'il faut mieux nourrir et rassurer,apaiser, que de contraindre et affamé...je pense qu'une personne bien dans sa peau est plus fonctionnel qu'une personne en état d'urgence... Même si cette dernière est potentiellement plus réactive sur le cours termes, la personne apaisée à une vision global lui permettant de mieux jauger le danger, alors que la personne à l'affût trouvera tout dangereux...

Et J'ai dis savoir ce que je voulais et ce que je ne voulais pas... Dans cette partie de mon intervention... Pas que l'abolition monétaire réglerait tout... Mais si par se biais on peut contribuer à diminuer les colères et les frustrations. Pourquoi s'en privé ?

@Rustine ...il y aura toujours des adultes et des enfants, des plus utiles un jour et moins le lendemain... Pourquoi donc considérer notre action uniquement à un instant t ? Uniquement sur l'action du moment ?
Avatar de l’utilisateur
Rustine
Messages : 70
Inscription : 21 déc. 2019, 13:40

E.L a écrit :
07 mai 2020, 00:24
Rustine ...il y aura toujours des adultes et des enfants, des plus utiles un jour et moins le lendemain... Pourquoi donc considérer notre action uniquement à un instant t ? Uniquement sur l'action du moment ?
Parce que pour certains l'action se répète tout au long d'une vie?.. Et je ne parle même pas d'utilité en fait, juste d'état d'esprit et de volonté qui rend ou non possible la mise en commun, le vivre ensemble etc...
J'ai bien aimé ta métaphore sur le lion repu, et je suis d'accord avec toi...mais je me demande, qui sont les gazelles?..

'fin bref... Tu l'auras remarqué je ne suis pas une grande rêveuse...mea culpa... Mais ce que je vois, vis, côtoie tous les jours ne me le permet pas vraiment... Je croise un nombre incalculable de gens, de familles, et donc de schémas relationnels...et l'être humain me déçoit bien plus souvent qu'il ne m'éblouis...
Avatar de l’utilisateur
goelandfou
Messages : 811
Inscription : 17 nov. 2019, 17:20

Alaric a écrit :
07 mai 2020, 04:36
Lol
Best argumentation ever :-D
:tongue:
Avatar de l’utilisateur
E.L
Messages : 257
Inscription : 02 déc. 2019, 10:47

Rustine a écrit :
07 mai 2020, 00:55
E.L a écrit :
07 mai 2020, 00:24
Rustine ...il y aura toujours des adultes et des enfants, des plus utiles un jour et moins le lendemain... Pourquoi donc considérer notre action uniquement à un instant t ? Uniquement sur l'action du moment ?
Parce que pour certains l'action se répète tout au long d'une vie?.. Et je ne parle même pas d'utilité en fait, juste d'état d'esprit et de volonté qui rend ou non possible la mise en commun, le vivre ensemble etc...
J'ai bien aimé ta métaphore sur le lion repu, et je suis d'accord avec toi...mais je me demande, qui sont les gazelles?..

'fin bref... Tu l'auras remarqué je ne suis pas une grande rêveuse...mea culpa... Mais ce que je vois, vis, côtoie tous les jours ne me le permet pas vraiment... Je croise un nombre incalculable de gens, de familles, et donc de schémas relationnels...et l'être humain me déçoit bien plus souvent qu'il ne m'éblouis...
Et d'où viennent leurs plus grand maux ? Et les tiens ?
Avatar de l’utilisateur
E.L
Messages : 257
Inscription : 02 déc. 2019, 10:47

Avatar de l’utilisateur
Meduse
Messages : 1352
Inscription : 23 nov. 2019, 14:28

Je suis dans le bon forum, mais pas vraiment dans le bon sujet ... puisqu'il ne s'agit pas de gratuité mais d'un nouveau modèle économique plus juste, avec moins de noeuds corruptibles. Une initiative bac à sable qui j'espère ne se résume pas qu'à une super vidéo concept ... (je ne sais pas de quelle galaxie ça vient :o )

Avatar de l’utilisateur
CellarDoor
Messages : 1234
Inscription : 17 nov. 2019, 16:38

E.L a écrit :
07 mai 2020, 11:44
Rustine a écrit :
07 mai 2020, 00:55
E.L a écrit :
07 mai 2020, 00:24
Rustine ...il y aura toujours des adultes et des enfants, des plus utiles un jour et moins le lendemain... Pourquoi donc considérer notre action uniquement à un instant t ? Uniquement sur l'action du moment ?
Parce que pour certains l'action se répète tout au long d'une vie?.. Et je ne parle même pas d'utilité en fait, juste d'état d'esprit et de volonté qui rend ou non possible la mise en commun, le vivre ensemble etc...
J'ai bien aimé ta métaphore sur le lion repu, et je suis d'accord avec toi...mais je me demande, qui sont les gazelles?..

'fin bref... Tu l'auras remarqué je ne suis pas une grande rêveuse...mea culpa... Mais ce que je vois, vis, côtoie tous les jours ne me le permet pas vraiment... Je croise un nombre incalculable de gens, de familles, et donc de schémas relationnels...et l'être humain me déçoit bien plus souvent qu'il ne m'éblouis...
Et d'où viennent leurs plus grand maux ? Et les tiens ?
La genèse de nos plus grands maux se construit dans notre instinct de survie, galvaudé ou exacerbé par la société (Ensemble d'êtres humains vivant en groupe organisé).
Platon la nommait pléonexie - le désir d'avoir plus que les autres. Plus d'argent oui, mais aussi plus d'or, plus d'amis, plus de likes, plus de terrain, plus de nourriture, une plus grande voiture, une plus grande maison, une plus plus jolie moitié, un plus beau corps, un meilleur statut social, plus de conquêtes, plus de gloire, etc.

Le mythe de Midas en illustration :
Un jour, Silène (compagnon de Dionysos), ivre, s'égare au royaume de Midas. Ce dernier le recueille et lui offre hospitalité. Pour s’être occupé de son compagnon, Dionysos accorde un vœu à Midas. Il demande ainsi le pouvoir de changer en or tout ce qu’il touche. Il ne peut donc plus toucher quelqu’un, manger et boire sans que tout se matérialise en or. Par conséquent, il demande à Dionysos d’annuler son don, de peur de mourir de faim et de soif. Dionysos lui ordonne alors de se laver les mains dans les eaux du Pactole. Midas perd alors son pouvoir, mais depuis ce jour, le fond du fleuve est nimbé de paillette en or.
Le désir de posséder toujours plus va contre son propre intérêt, mais est pourtant inévitable.

Toujours plus mais aussi toujours plus vite.
Le test du marshmallow (https://www.mercialfred.com/topos/test-marshmallow) qui évalue notre capacité à la gratification différée représente très bien l'impossibilité de construction d'une telle société.
La méthode on ne peut plus sadique, consistait à placer un enfant devant une table où se trouvait une guimauve très appétissante. L’enfant devait se retenir de manger la sucrerie s’il voulait en avoir une deuxième. Mais pour cela il fallait attendre un quart d’heure. Une éternité. Un tiers des 500 enfants ayant participé au test a quand même résisté à la tentation.
L'accélération de cette idéologie est visible : il y a 50 ans la consommation satisfaisait un besoin, aujourd'hui elle satisfait la recherche d'une identité. Il n'y a pas de projet collectif car il n'y a pas de collectif. La consommation est une thérapie et garde sous perfusion l'ébauche d'un monde meilleur. L'erreur est de croire que nous pouvons espérer mieux. Des croisades à la ruée vers l'or, de la colonisation aux conquêtes, l'intégralité de notre Histoire est jonchée d'un désir individuel d'appropriation.
L'argent - contemporain - n'est qu'une représentation matérielle de cette quête, un facilitateur au jugement de notre performance à la sainte consommation. Le supprimer ne fera qu'attiser la recherche d'un ersatz, pécuniaire ou non, à l'assouvissement de son propre désir renaissant.

Comme chez les rats (viewtopic.php?f=11&t=75&p=1011&hilit=rats#p1011), il y aura toujours un conflit d'intérêt, et les 2/3 d'impatients s'attribueront les ressources du 1/3 restant, dans une conviction universelle de vérité. C'est le paradigme actuel, l’inefficace lutte contre le dérèglement climatique, la vaine bataille pour une plus grande justice sociale. Tiers contre tiers.
Spoiler
Show
Mais Adam Smith contredirait des deux mains ce point de vue...
Avatar de l’utilisateur
Rrose Sélavy
Messages : 168
Inscription : 26 janv. 2020, 20:48

[/quote]
Et d'où viennent leurs plus grand maux ? Et les tiens ?
[/quote]

La genèse de nos plus grands maux se construit dans notre instinct de survie, galvaudé ou exacerbé par la société (Ensemble d'êtres humains vivant en groupe organisé).
Platon la nommait pléonexie - le désir d'avoir plus que les autres. Plus d'argent oui, mais aussi plus d'or, plus d'amis, plus de likes, plus de terrain, plus de nourriture, une plus grande voiture, une plus grande maison, une plus plus jolie moitié, un plus beau corps, un meilleur statut social, plus de conquêtes, plus de gloire, etc.


Toujours plus mais aussi toujours plus vite.
Le test du marshmallow (https://www.mercialfred.com/topos/test-marshmallow) qui évalue notre capacité à la gratification différée représente très bien l'impossibilité de construction d'une telle société.


----

A propos des rats, je me suis demandé s’ils se sont comportés de cette manière parce qu’ils ont fonctionné en tant que « rats », ou si cela ne provient pas plutôt du fait qu’ils se trouvaient dans une situation qui n’était pas normale, c’est-à-dire enfermés et obligés de se mettre en danger pour se nourrir, et qu’effectivement, leur instinct de survie a amené une partie d’entre eux à exploiter et détruire leurs congénères? Cette situation non naturelle les a sortis de leur programme, et il n’étaient donc plus complètement des rats ?

[/quote]
Comme chez les rats (viewtopic.php?f=11&t=75&p=1011&hilit=rats#p1011), il y aura toujours un conflit d'intérêt, et les 2/3 d'impatients s'attribueront les ressources du 1/3 restant, dans une conviction universelle de vérité. C'est le paradigme actuel, l’inefficace lutte contre le dérèglement climatique, la vaine bataille pour une plus grande justice sociale. Tiers contre tiers.

Je crains que cette conclusion ne dédouane la paresse intellectuelle des exploiteurs et destructeurs de la planète. Elle est à mon avis un peu trop fataliste.
Nous sommes en partie des animaux, et je veux bien admettre que nous vivions dans une société du paraître qui nous rend de plus en plus narcissiques et indifférents, mais nous n'en restons pas moin des êtres dotés, pour la plupart, d’une conscience qui nous permet de distinguer le vice et la vertu, surtout quand il s’agit d’exploiter un humain / être vivant.

Peut-être que j’aurais dû commencer par l’expérience du marshmallow. En effet, je me demande si nos maux ne viennent pas aussi du fait que 2/3 des enfants ne savent pas attendre 15 minutes avant de manger une guimauve ? Bien que le temps soit une notion relative, 15 minutes, ce n’est pas une éternité. Personnellement, j’aurais bien aimé, étant enfant, qu’on m’apprenne avec pédagogie (et non que l’on m’impose) cette vertu qu’est la patience plutôt que la compétition ou le hockey ou d’autres bêtises dont on nous a bien seringués, et que nous avons mis ensuite des années à déconstruire (par exemple préjugés ou arguments d'autorité).
Avatar de l’utilisateur
CellarDoor
Messages : 1234
Inscription : 17 nov. 2019, 16:38

Rrose Sélavy a écrit :
28 juin 2020, 22:12

A propos des rats, je me suis demandé s’ils se sont comportés de cette manière parce qu’ils ont fonctionné en tant que « rats », ou si cela ne provient pas plutôt du fait qu’ils se trouvaient dans une situation qui n’était pas normale, c’est-à-dire enfermés et obligés de se mettre en danger pour se nourrir, et qu’effectivement, leur instinct de survie a amené une partie d’entre eux à exploiter et détruire leurs congénères? Cette situation non naturelle les a sortis de leur programme, et il n’étaient donc plus complètement des rats ?
N'est-ce pas une évidente peinture du capitalisme que nous vivons - le capitalisme darwinien - ou la destruction d'autrui équivaut à une élévation sociale ? Serions-nous donc toujours et complètement des humains ?
mais nous n'en restons pas moin des êtres dotés, pour la plupart, d’une conscience qui nous permet de distinguer le vice et la vertu, surtout quand il s’agit d’exploiter un humain / être vivant.
Permets-moi d'en douter :)
Répondre
  • Information
  • Qui est en ligne ?

    Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités